La rentrée hors-les-normes 2012 atteste, cette année encore, que l’art brut ne connaît aucune frontière, qu’elle soit géographique, temporelle, culturelle ou formelle.
Repoussant les limites du connu et du su, il opère même un mouvement d’inversion des pôles, reléguant à la marge dans laquelle on a voulu lui-même le consigner les productions trop inféodées aux modes ou aux attentes du marché. Désormais, l’art brut prend toute sa part à l’histoire de l’art et - par son essentialité, sa vitalité, en un mot par sa force - nous invite à repenser les catégories.
Car, ni son inscription dans les institutions, ni l’acclamation des élites et du public ne sauraient tout à fait abolir la spécificité de cet art, véritable invitation au décalage immédiat dont on ne sort jamais tout à fait indemne.
Les créateurs exposés pour cette édition 2012 sont : beverly baker (états unis), raimundo camilo (brésil), sebastian ferreira (paraguay), dwight mackintoch (états unis), davood koochaki (iran), zdenek kosek (rép. tchèque), lubos plny (rép. tchèque), yuichi saito (japon), pascal tassini (belgique).
Parallèlement, nous présenterons dans notre cabinet de curiosités des “classiques” de l’art brut et des joyaux rares : henry darger, eugène gabritschevsky, raphaël lonné, louis soutter, adolf wölfli.